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Voici une courte histoire de Fernando Garcia Blanes : cinéaste indépendant, formateur, technicien et chargé de projet en audiovisuel. Ce joyeux personnage est un heureux mélange d’une mère italienne et d’un père argentin, né en Argentine et ayant vécu au Québec, qui a traversé les Amériques et vécu en France. Issue d’une formation académique en cinéma (université de Montréal), son parcours de vie l’amène rapidement à s’intéresser aux causes sociales, à l’éducation populaire et aux médias alternatifs.

Des premiers pas dans l’univers du politique

Ses premières oeuvres sont réalisées au travers du Centre de Médias Indépendants de Montréal (Indymédia), pour lequel il s’implique jusqu’à sa dissolution en 2011. Parallèlement, il coréalise le film Anarchroniques – Chroniques d’une mouvance libertaire, avec Karine Rosso, sous le nom collectif des Productions Nomades. Ces deux expériences l’amèneront à s’impliquer auprès du Centre Social Autogéré de Pointe-Saint-Charles et à participer à la lutte collective pour l’expropriation populaire du Bâtiment 7, en lien avec les autres organismes du quartier, dont la table de concertation communautaire Action-Gardien. Il conservera plusieurs liens avec les organismes de ce quartier populaire pour lesquels il réalisera plusieurs reportages ou contrats. Voyez ces productions de Média alternatifs ou Contractuelles dans les sections respectives.

Parler à travers le documentaire

Très vite, notre cinéaste militant trouve le moyen de raconter les injustices et les problématiques de ce monde par l’audiovisuel. Une grande partie de son parcours est donc dédié à la réalisation et à la production de documentaires indépendants et engagés. C’est dans le cadre de ses études en cinéma qu’il réalise sa première oeuvre Exilio o Transhumancia, sur les artistes nomades en Amérique du Sud. Après son expérience du film Anarchroniques, il coréalise, avec Nicolas van Caloen, un film sur la Clinique Communautaire de Pointe-Saint-Charles – la santé et la solidarité d’un quartier! et un autre (actuellement en réalisation), sur la pauvreté et l’exclusion sociale dans les Cantons de l’Est. Apprenez en plus sur ces oeuvres en visitant la section Création.

L’éducation populaire par l’audiovisuel

La capacité d’apprentissage autodidacte et l’expérience au niveau de l’audiovisuel et de l’animation sociale confirment le désir de ce documentaliste de partager les savoirs et d’éduquer les gens au travers de leurs expériences. Il travaille régulièrement comme formateur et animateur en production audiovisuelle avec des enfants, des adolescents et des adultes, en les apportant à parler de leur quotidien avec les outils audiovisuels. C’est dans ce cadre qu’il fut coordonnateur du volet Vision Jeunesse Vidéo de la Maison des Jeunes MAGI, où il a accompagné une quarantaine d’adolescents dans la réalisation d’une quinzaine de films de fictions, documentaires, d’animations ou expérimentaux. Bref, si vous êtes intéressé d’en apprendre plus sur son approche pédagogique et voir des exemples de films, vous pouvez visiter la section des Ateliers nomades. Cette pédagogie est d’ailleurs utilisée dans le cadre de son implication dans les écoles primaires et secondaires, via le programme Culture à l’école.

Transmettre des messages par l’animation

Ces expériences en accompagnement transformeront l’animateur social qu’il est de nature en animateur de films d’animations. Ces premières expériences lors du Cyclope Tour lui donneront les bases nécessaires pour accompagner deux ambitieux projets à la Maison des Jeunes MAGI. Plus tard, il dirigera aussi un projet de film d’animation au Carrefour d’Éducation Populaire de Pointe Saint-Charles. Pour voir ces oeuvres, visitez la section des Films d’animation.

Apporter les messages aux contrées éloignées

Faire des films ne satisfait pas notre cinéaste globe-trotter! Déjà avait-il traversé l’Amérique du Sud et côtoyé des artistes nomades pour vivre l’impulsion du voyage qu’il désirait maintenant impulser la pensée humaine pour traverser les frontières des préjugés. Ainsi, il s’implique bénévolement depuis deux étés (et ponctuellement lors de plusieurs projections) dans le Cyclope tour – cinéma ambulant, qui apporte des courts-métrages engagés dans plusieurs régions du Québec. Cette caravane sillone les routes des petits villages en proposant des ateliers pratiques en audiovisuels et, bien sûr, des projections de films adaptées à tout public.

CYCLOPE TOUR 2012 » Le cyclope tour est un cinéma ambulant, qui va à la rencontre du monde, pour créer un espace d’échange et de partage, sur un mode estival et convivial, pour partager des émotions visuelles, tout en suscitant un étonnement. Nous ouvrons de nouvelles fenêtres sur des films non-formatés, pour un public ouvert, loin de la culture de marché et du marché de la culture. Dans l’optique de l’éducation populaire et du cinéma d’intervention, les idées projetées sur la toile blanche seront vertes d’espérances environnementales, bleues de poésie, oranges de justice, rouges et noires de colère sociale, ou encore violettes et féministes. La caméra est au poing, le Cyclope est à l’affut, l’alternative est partout. Les espoirs en de nouveaux lendemains ne tarissent pas. Ça commence ici et maintenant. « 

De l’éducation populaire au politique : l’organisation collective comme levier social

Le cheminement de ce cinéaste qui s’intéressait aux question politiques se résument par l’organisation collective, horizontale et autogéré. Depuis quelques années, il s’implique dans le Collectif Médi@s Libres, dont il est un des membres fondateurs.